Je préfère me tuer moi. Je voudrais pas qu'on pense que je ne sais qu'arracher les coeurs. Tu sais, c'est faux, c'est pas vrai. Ils disent des bêtises, ils ont le mensonge dans la gorge ceux qui disent ça. Mes mains ne connaissent que mon sang, rouge et ferreux. Une odeur insupportable mais que l'on supporte quand même. Je ne sais pas me battre, la chaire humaine me liquéfie. Je ne sais pas aligner deux mots si l'on me provoque. Je suis une peureuse. Une peureuse qui terrifie, on a jamais vu ça avant.L'écriture me monte à la tête. Il faudrait que j'arrête. Si, si je te jure il faut que tout s'arrête. Fais stopper tout ça, ça hurle fort, fort, fort très fort. Quoi? Putain, quoi t'entend pas là?Je ne suis plus mon corps ni les phrases qui sortent mal à propos de ma bouche. Fais quelque chose, tue les pour moi. Je t'ai dit que j'avais pas de force moi dans les bras. Sur ma lancée je ne vais pas pouvoir m'arrêter. Ce sera un carnage. Tu me manques mais je suis soulagée d'être parti.Depuis quelques jours, j'avais atteint un niveau d'amour proche d'un cachet d'ecstasy, la montée & la descente comprise. Tombée dans le jeu facile du "je t'aime plus fort que tout, plus fort que moi même" & le problème était là. Si Je serais là encore, aujourd'hui je t'aurais certainement proposé une balade à la gare, le train part à toute vitesse et d'un coup de coude, majestueux & accidentel, tu finis sous le train. On déguise ça, suicide. Tout le monde est d'accord parce que personne ne sait qui en est l'auteur. Alors mon amour, Je reste là , le temps que j'apprenne à maîtriser ma nouvelle Vie , Car tu ne reviendra pas & moi aussi , Je te dégueule avec délicatesse la haine que j'ai; la haine qui parcours mon corp.